C u r i e u x, c ' e s t t o u t !
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Il est des artistes invités chez Drucker, mais que peu de monde malheureusement connait. C'n'est pourtant pas faute d'avoir gagné des prix ! Victoire de la musique 2006 (l'artiste interprète de l'année), révélation féminine des victoires pareilles, mais en 1997, et j'en passe.
Pourtant rien sur les radios. Pas un tube fredonné dans les rues, sifflé dans les avenues. A croire que Juliette Nourredine s'écoute seul, le soir, dans le noir, téléphone décroché, et enfants chez beaux parents. Mais pourtant, tudieu, voilà une artiste qui fait du bruit, et pas qu'avec sa bouche !
Finesse des textes, comique des images, et richesse de composition (au piano, si rare aujourd'hui) ça devrait faire tourner des tournées tout ça ! Oh bien sûr elle a un public, sinon on n'en serait pas là. On lui accorde de temps en temps une petite place à côté des autres, comme sur le lien plus haut. Il n'y a encore que sur Inter ou on peut avoir la chance d'écouter d'un bout à l'autre une de ses chansons. Ha c'est sûr on n'est pas prêt de l'entendre sur TF1 ou de la voir sur NRJ !
Et pourtant, y'aurait de quoi dire ! 8 albums, (en fait 10 mais 2 sont épuisés) dont 4 en public, ce qui montre qu'elle s'écoute aussi quand y'a du monde. Et qu'en plus d'être délicieuse dans ces textes, elle sait faire bouger la foule. C'est ça le musique hall ! Des belles chansons, comme celle-ci, ou celle-ci, avec un air de fanfare par là, un piano jazz ici.
Tiens parlons en des chansons, vu qu'on est là pour ça quand même. Elles font parties de ces ritournelles qui enivrent sans le mal de tête. Ses chansons sont avant tout populaires, au sens noble du terme. Elles font gigoté l'oreille tant la langue est habile. Les arrangements servent cette langue riche, audacieuse, et légère. Pour comparer, si Ferrat vous décrit sa montagne, Juliette nous invite à y crapahuter. Quand le Jeannot vous parle de « l'horrible piquette », elle nous pousse dans la cave à pépé, et attention « amuse pas le verre, y'en a qu'un ! ». Et si elle aime le bleu lourd, Juliette sait nous montrer que son art est encore vert.
Comme une môme, elle n'hésite pas une seconde à sauter dans les flaques de l'électro, et du reggae, du rap. Comme une môme elle partage son goûté avec les plus petits, les plus fragiles. Rendez vous compte ! Madame anti-jennifer a quand même écrit le premier single de la tout-juste débauchée de la starac' Olivia Ruiz ! Finalement c'est ça Juliette : un mélange iconoclaste, mais pas tout le temps pour de rire. Avec elle, on danse la valse en doc Martens, on étale sa rillette sur une chips, et on sable le mouton cadet, juste pour l'ivresse.
Toujours est-elle, qu'est sorti depuis le 04 Février 2008 (quoi ? Déjà ? ) son nouvel album, titré « Bijoux et Babioles » !
http://oalmeras.free.fr/media/Anne-Paceo-web.jpg
Il y a quelque temps je vous ai parlé d'une musicienne. Vous avez pu vous demander, à la lecture du précédent article ce qui m'avait poussé à aller précisément dans ce club, pour écouter précisément Anne Pacéo et son groupe Triphase.
Il est temps à présent de vous dévoiler ces raisons. Il se trouve qu'Anne est une vieille connaissance. Et bien que notre dernière rencontre avant le fameux concert datait d'une quinzaine d'année, les souvenirs, et sa gentillesse nous permirent de se reparler. Suite à ses retrouvailles, la connivence du passé me poussa à lui demander si elle répondrait à une série de questions pour la rubrique « interviouX ». Elle ne se fit pas prier, accepta sans siller, et vous livre ici un témoignage personnel, intimiste, et agréable.
Alexis Brunet : Dans ton parcours déjà bien fourni, quelle est selon toi l'expérience qui t'a enrichi le plus ?
Anne Pacéo : Je ne pense pas que l'on puisse parler d'une expérience en particulier. C'est plutôt un ensemble d'expériences. J'apprends énormément à jouer aux côtés de ceux que j'appelle "les anciens", Christian Escoudé, Rhoda Scott ou Alain Jean-Marie. J'aime bien ce mot "anciens" parce que pour moi dans ce terme, il y a une notion de sagesse. C'est très enrichissant parce qu'ils ont énormément d'expérience, ils ont joué avec tout le monde, et dans des contextes très variés. J'apprends à leur contact, humainement et musicalement.
AB : Continuons sur ton expérience, quelle est, ou quelles sont les scènes où tu as préféré joué ?
AP : Au mois d'octobre je suis allé jouer à l'ile de la réunion avec le quartet de Rhoda, je crois que le concert sur la scène du théâtre en plein air de st gilles est un de plus magique que j'ai vécu.
AB : Et celle(s) que tu as moins appréciée(s)?
AP : Je ne pourrai pas dire que j'ai un souvenir horrible de concert. Le fait de pouvoir jouer de la musique et vivre de ma passion est déjà incroyable. C'est une grande chance.
AB : Quel effet cela fait de sortir un disque bientôt ?
AP : Je suis très contente car on sort sur le label Laborie. On a d'abord été en résidence chez eux pendant une semaine, avec le trio. On a vraiment adoré l'état d'esprit des personnes qui travaillent là-bas, leur générosité, leur humanité. Du coup c'était important pour nous que ça se fasse avec eux. C'est aussi mon premier disque, donc quelque chose de très important.
AB : Quelle importance accordes-tu aux critiques (bonnes ou mauvaises) ?
AP : J'écoute les critiques si elles sont constructives.
AB : La résidence au Duc des Lombards, peux tu m'en parler un peu ?
AP : C'est Jean-Michel Proust (ancien de TSF) qui m'a proposé une carte-blanche-résidence l'année dernière. Ca a bien marché du coup il m'a proposé de refaire quelque chose cette année. Du coup je joue une fois par mois avec les invités de mon choix. J'ai invité des musiciens que j'admire beaucoup et avec qui je n'ai pas souvent l'occasion de jouer, comme par exemple Henri Texier. Le concert avec lui, Vincent Peirani et Bruno Ruder était magique. Du coup j'aimerais rejouer avec cette formation. J'ai aussi organisé des rencontres comme par exemple au mois de mai je jouerai avec Rhoda Scott et Rick Margitza. Ces deux extraordinaires musiciens n'ont jamais joué ensemble... Enfin pour le mois de juin, je jouerai avec le trio, on invite Julien Lourau. C'est un peu un rêve aussi de jouer avec lui. En plus on jouera ma musique et celle du groupe.
AB : Ton style est un mélange de jazz et de funk. Serais tu tentée par une expérience plus électronique, comme Erik Truffaz?
AP : Je suis vraiment ouverte à toutes les musiques, d'ailleurs j'écoute des trucs très différents, ça va de la musique traditionnelle indienne au rock, en passant par du jazz, funk, reggae ou encore de la musique africaine, sud américaine...de la country américaine de la soul. Je pense qu'il est important en temps que musicien de se nourrir de la musique du monde entier.
AB : Dans la même approche, Björk dans son dernier album a invité Toumani Diabaté pour plusieurs titres. Serais tu tentée d'inviter un musicien issu d'un univers musical complètement différent (chanteur lyrique, poète...) du tien ?
AP : Dans le futur j'aimerai beaucoup inviter un chanteur ou une chanteuse d'Afrique noir sur un disque ou sur scène...mes parents ont habité en côte d'ivoire quand j'étais gamine, j'ai un amour très profond pour l'Afrique, et je suis très attirée par la musique de là-bas. J'écoute beaucoup de musique, des trucs très différents [...] je pense qu'il est important en temps que musicien de se nourrir de la musique du monde entier. Du coup je suis très ouverte pour tenter des trucs.
AB : Parlons people maintenant : Des stars ont été déclarées « meilleur batteur du monde » (Phil Collins, Manu Katché), qu'en penses tu ?
AP : A dire vrai je trouve ça ridicule... On peut être le meilleur du monde en course à pied parce que qu'on court plus vite que tous les autres... mais la musique c'est une histoire de sensibilité pas de performance... du coup y'a un truc qui colle pas !
AB : Dernière question enfin, que peut on te souhaiter pour l'avenir proche et lointain ?
AP : De continuer à jouer la musique que j'aime avec des gens que j'aime.
Pour l'info :Stephane Kochoyan Group
Cazual breeze: Composition (Tony Tixier)
Tony Tixier: Fender Rhodes
Michael valeanu: guitare
Joan Eche Puig: guitare bass
Anne Paceo: Drums
Festival de Jazz de Nimes
Ils l'ont fait ! 11 ans qu'ils n'avaient rien créé. 10 ans qu'ils n'avaient rien sorti ensemble. Ho bien sûr, il y eu « out of season » en 2002, par la chanteuse Beth Gibbons. Mais les aficionados comme moi attendaient cela avec tant d'impatience que l'annonce il y a quelque mois s'apparentait à un miracle annoncé. Le quintet de Bristol, Portishead, allait enfin sortir un troisième album.
Je vous dis ça comme si je suivais de près la scène anglaise. Mais c'est tout faux. En fait, c'est en parcourant les virtuelles pages du monde que j'en entendais parler. Mais, en tant que journaliste citoyen apprenti, il faut bosser ses effets d'annonce, non ?
Mais tout ceci n'a plus aucune importance. Je l'ai ce fichu album. Sobrement titré « third », il démarre par un rythme hypnotique. Normal pour du trip hop, vous pourriez dire, mais on n'en n'est plus là. Le premier album « Dummy » mettait les basses en avant, avec cette ligne inoubliable du titre « glory box ». Pour leur deuxième, « Portishead », c'était les aigües qui prenaient cette place de choix. Avec « Third » qu'en est-il ? Dès le premier titre on est surpris.
Dès les premières mesures, on le remarque : la pulsation est plus enlevée, plus rapide, on est dans une ambiance funk des 70's genre blaxploitation. Pourtant les instruments « traditionnels » du trio sont là : guitare doucement distordue, basse énorme, et violons grinçants. Mais l'enveloppe sensuelle et chaloupée des deux premiers albums est ici mis en suspend (on la retrouve à partir du 3ème titre) pour une rythmique plus soutenue et plus minimaliste.
Et la voix ?
Et oui, la voix douce-amère de Beth Gibbons, autrefois très travaillée par des échos subtils ici sonne différent. Moins suiveuse de ligne harmonique, elle impose une mélodie plus travaillée, plus composée. Beth Gibbons a composé depuis. On sent qu'elle est plus libre de ce qu'elle souhaite faire. Toujours aussi triste, elle montre plus de maîtrise à imposer sa patte velouté à l'ensemble sonore, qui de fait, prend moins de place qu'avant.
Pourtant, concernant cet ensemble, on trouve ici des influences bien plus technoïdes. L'utilisation de nappes de sons aléatoires utilisée comme soutien d'ambiance pour leurs précédentes productions est mis en avant. Les samples qu'ils utilisent sont plus présents, plus travaillés. Sans affaiblir la saveur romantique de leurs précédents titres, Portishead semblent nous prouver qu'ils sont bien vivant.
« Third » est, comme les deux premiers opus, une alchimie subtile entre spontanéité de composition, et maîtrise des instruments : un troisième « premier album parfait ».
Comme vous pourrez le remarquer, cet article est la première d'une nouvelle catégorie. Pour vous mesdemoiselles, mesdames, messieurs, votre honneur, père et mère, la rubrique « intervioux » est désormais inaugurée.
Mais suffit de causer de soi, et arrivons-en aux faits.
Hier soir, la pluie battait. Trombe d'eau, et température plus que fraiche n'aurait pas empêché le monde de tourner, mais peut être de sortir. C'était sans compter la venue, au bar « l'éclusier », à Niort, du trio « Minitel Rose ». Electro-nique pourrait-on croire à la première vue de ce nom. Vous n'y êtes pas. Et c'est Raphaël, un des chanteurs du groupe (avec Romain et Quentin) qui va vous le dire, mieux que moi donc. J'ajoute, dans un souhait de déontologie mal appliquée, que le dialogue qui suit est une adaptation. L'intervioux s'est fait autour de fans, et je vais vous livrer, notes à l'appui tout de même, une interprétation de la conversation. J'aurais certainement dû enregistrer, mais comme c'était ma première, les erreurs seront peut être mieux acceptées.
- Alexis Brunet : Alors salut Raphaël, peux tu m'en dire plus sur ton groupe, pour tes fans ?
- Raphaël des « Minitel Rose » : Salut. Pour tout dire, le groupe est originaire de Nantes, mais c'est vraiment le public de Paris qui nous a permit de démarrer. A Paris, ça a fonctionné très vite.
- AB : Et quelle est la raison de votre venue sur Niort ? On peut lire sur l'affiche du concert « release party », vous sortez donc un album ?
-Rd « MR » : En fait notre album sort dans un mois. On a fait une release party à Niort parce qu'on est distribué par « La baleine distribution », domicilié à Niort. Il était donc normal de faire notre show ici. En fait, la « vrai » release party est prévue à la flèche d'or, à Paris, même si elle n'est pas encore annoncée. Il y aura aussi le concert pour les 10 ans de la Baleine, au Batofar à Paris, le 29 mai prochain. Plus d'autres dates, un peu partout... .
-AB : Impressionnant quand même. Concernant votre musique. Après avoir vu votre concert on a l'impression (insufflée par Fourchette, je précise ici) d'entendre les Beastie Boys, en plus électro. C'est voulu ?
-Rd « MR » : Ca me fait super plaisir parce que ça faisait longtemps qu'on me l'avait pas dit. En fait on nous le faisait remarquer souvent à nos débuts, mais on en entendait plus trop parler. C'est cool. Attention, on n'a pas la prétention de se comparer à eux, c'est impossible d'ailleurs. Mais on essaie d'avoir la même énergie qu'eux sur scène.
-AB : Et en studio, c'est la même chose ?
-Rd « MR » : En fait notre album est vraiment différent de ce qu'on peut faire sur scène. A part pour les textes, il n'y a pas grand-chose de ressemblant.
-AB : Concernant votre nom, il y a un concept derrière ?
-Rd « MR » : En fait « Minitel Rose », ça vient de plusieurs origines. Le minitel c'est une machine française, comme notre musique. Rose, parce que tous nos textes parlent d'amour. Et le minitel a été inventé en 1981, et notre son est vraiment inspiré de cette période musicale. Pas grand-chose à voir avec le cul donc, bien que beaucoup nous parle de ça.
-AB : Et pourquoi pas le cul alors ?
-Rd « MR » : Parce que d'autres en parlent, et s'en inspirent bien mieux que nous.
-AB : Merci pour cet intervioux, Raphaël. Un dernier mot pour terminer ?
-Rd « MR » : Je n'sais pas. Allez visiter notre myspace, et faites la fête !
Le concept de cette émission est simple. En ligne deux voix. Patrice Pénaud donc, jouant le rôle du journaliste interviewant un spécialiste. Le spécialiste, c'est ce Monsieur X avec qui l'on est convié chaque fin de semaine. Si je parle plus haut de voix, c'est qu'en plus de la qualité de documentation que la production doit effectuer en amont de la diffusion, les renseignements soutirés pas l'interviewer sont servis par une voix exceptionnelle.
Grave, douce et sûre d'elle, cette voix porte les informations qu'elle contient d'une manière incomparable sur le PAF. Il n'y a pas à ma
connaissance de larynx équivalent depuis les cours d'histoire de Decaux. L'anonymat de cette voix renforce encore plus l'aspect « secrets d'état enfin dévoilés » de ce programme.
L'impression donnée, et voulue, est celle d'entretien avec Monsieur Service Secret Du Monde, durant le 20ème siècle.
On imagine aisément le Monsieur X en uniforme, tète découverte, un armagnac vieux à la main, racontant ses histoires d'espionnage. L'interlocuteur pourrait être un de ces écrivains publics talentueux rédigeant les mémoires du colonel émérite. En prenant à chaque fois soin d'éviter tout conspirationnisme, ces histoires vraies, nous enseignent les travers des toutes puissances politico-militaires.
Pourquoi je vous parle de ça ? Parce que du temps des mon autonomie automobile j'écoutais ce programme avec tout l'intérêt du curieux que je suis encore. Ho bien sûr j'entends déjà les cuistres me tancer avec leurs arguments anti journalisme-fiction. Aux cuistres, je leurs répond cela .
Aux autres je leur donne donc Rendez vous, avec X, tous les samedis, 13h30, sur France Inter.
J'ai expérimenté pour vous chers (car rares) lecteurs la visite d'un salon professionnel plus que particulier.
En effet, se tenait, entre mercredi et vendredi de cette semaine le salon international du Pinsel, du strip, et de la touffe (comme quoi je vous délivre de l'information à chaud).
Comment donc entends-je déjà les âmes prudes se plaindre ? Mais oui, cela existe, leur répond-je donc. Tout les 4 ans, à Fribourg (en Allemagne) se tient ce salon si particulier.
Le reportage que je vous propose donc aujourd'hui est un document rare.
A l'entrée, comme dans tout salon professionnel, se tiennent des jeunes filles, et des jeunes garçons. Ils s'approchent de vous, et sans coup férir vous taxe d'un « d'you speak english ? » sans aucune trace d'accent teuton que les plus de 60 ans craignent encore. J'ose un « Yes » et je m'introduis dans l'antre.
J'avance donc, mains dans la poches, vers les machines à touffes. C'est impressionnant comme ces mécaniques huilées, pilonnent la monture sans
(presque) aucun bruit. Sur les écrans de contrôle, on peut lire des pointes à 800 coups par minutes ! Et quand il s'agit d'usage bucco-dentaire, la cadence monte 1016 insertions par
minute !
Les stars du salon sont sans aucun doute les belges, les allemands, et les italiens. En effet, les stands sont imposants, les exhibitions
impressionnantes, et les vitesses battent tous les records.
Une petite mention spéciale pour les espagnols, qui, en inventant leur strip flexible ont su créé la révolution dans le genre.
...
Mon redac chef, qui passait par là vient de me dire que la possibilité d'une lecture à double sens érotique de mon texte pourrait faire voir rouge l'âme prude suce-dite.
Je ne vois pas du tout en quoi le salon de la brosse a quelque chose de bandant... .
L'une est consensuelle, célébrant la beauté de l'effort du sportif, et le rêve de celui-ci à en découdre avec toutes les nations du monde, et l'autre, plus révoltée, se réclamant des droits de l'homme, contre l'aspect hérétique, et blasphématoire, des Jeux Olympiques à Pékin. Depuis 2001, année de l'attribution des jeux à la Chine, personne n'osait dire quoi que ce soit sur ce paradoxe : l'olympisme, symbole de la fraternité, du respect de l'homme, célébré en Chine, dictature sanguinaire, intolérante, et mafieuse. Pour métaphoriser, c'est comme si on allait cuire son steak chez un végétarien.
Alors que dire ?
Vous vous doutez bien que si j'ai pris le clavier ce soir, c'est pour dire des trucs. Faire mon intellectuel, et dire, « je m'offusque », parce que les intellectuels d'aujourd'hui, ils s'offusquent.
Dire que c'est dégueulasse de souffler sur la bougie quand c'est même pas son anniversaire. Dire que c'est dégueulasse de sourire pour la photo, alors que d'autres veulent seulement revoir leur maison.
Dire que c'est facile de dire « je m'offusque » alors qu'ils avaient 5 ans pour le faire, et qu'on les a jamais entendu.
Dire que finalement, entre Chinois impérialiste, et Bouddhiste extrémiste, je n'ai que peu d'envie de choisir un camp.
Mais je n'ai pas envie d'entendre David Douillet (le gros con avec une ceinture noire, comme l'avait doucement appelé Didier Porte) dire que c'est un honneur de participer aux JO alors que tout le monde d'un peu pas con sait que c'est surtout l'occasion rêvée d'empocher un maximum de fric.
Je n'ai pas envie d'entendre dire que l'organisation des JO va mettre la Chine face à ses paradoxes, et tirera cette nation vers le haut.
On ne change pas un système si facilement.
En 2001, comme beaucoup de Français, l'indignation pris vite la place de la déception, en entendant la victoire de Pékin.
Aujourd'hui, la Flamme bientôt chinoise est passé devant des journalistes frappés, des opposants enchaînés, des manifestants diabolisés, et des sportifs instrumentalisés.
On est déjà en Chine ?
7àdire