mon nirvana à moi

Publié le par Alex

Ce soir j’ai grandi. D’un clin d’œil, j’ai pris 10 ans, et j’ai adoré ça.

 

Quoique c’est plus compliqué que ça. L’appréciation du moment reste la même, mais les 10 ans d’âge, furent précédés d’un retour proustien sur l’ado de 15 ans que j’étais. A l’époque, je découvrais une tète blonde à nulle par ailleurs, chanter une insanité merveilleuse. Le lendemain, dans la cours du lycée, toute la classe n’avait qu’une seule question aux lèvres ; tu as vu Nirvana à la télé hier ?

 

La claque de sa claque, carrément excellent étaient les superlatifs de l’époque. Je n’suis pas plus malin que les autres, donc j’y allais joyeusement, dans la comparaison Morrison/Cobain, qu’il allait vite crever, tout ça. Le jour de sa mort, je ne faisais pas mon malin devant les yeux mouillés, et les silences.

 

Et il arriva un phénomène étrange. Pour quelques uns, la mort de Kurt Cobain était le dernier indice à apporter au dossier Cobain, le rangeant ainsi aux côtés des Villons, Rimbault, ou, j’insiste un peu, Morrison. Je revis nettement mon opinion concernant les deux premiers, mais conserve aujourd’hui toujours les arguments qui prouvent ce que j’avance concernant le yankee de la bande.

 

Mais un soir, un maudit soir de fête endiablée, je croisais un des émus. Au moment où l’on se croise, le disque change, et c’est smell like teen spirit. Je bondis de joie, et croyant partager ce moment d’excellence rock&rollesque, me retourne vers lui. Aucune réaction de sa part. J’insiste un peu (vous l’aurez compris) et finalement le rejoins pour communier, mais à l’oral.

Et là, ce grand dadais, merveilleux chanteur par ailleurs, me sort, dans sa une nonchalance propre à lui-même un « mouais, nirvana, ça a vieillit »…

 

C’est très bien me connaître que de savoir que je ne saurais laisser passer ça aujourd’hui. En tous les cas, je serais suffisamment énervé pour ne pas avoir envie d’être tout à fait aimable envers l’interloquant. Mais, faiblesse du rhum, je repartais tout seul à sauter de joie, la chanson n’étais pas finie.

 

Mais aujourd’hui, je te le dis. Dire que Nirvana a vieillit est peut être aussi con que de compter les dents d’une poule. Non bonhomme, c’est toi qui a vieillit. Et t’avais à peine 22 ans à l’époque…  

 

Pourquoi ai-je pris 10 ans me demanderez-vous? Parce que j’aime toujours autant sauter de joie sur Nirvana. Mais que ça plus fait mal qu'avant :)

Commenter cet article

ruru 09/07/2011 05:49



Et si c'étati le contraire? La soumission ado aux musiques à la mode, dûmentproduite par les indutrsiels de la révolte n'est-elle pas une vieillesse?  Ne produit-elle pas des ostracismes
féroces à la con? Celui qui n'aime pas tel ou tel artiste est rejeté...la musique n'adoucit pas les moeurs, elle divise. Et nous transforme en moutons par le partage obligatoire de telle ou telle
admiration. Moi, Cobain m'a toujours fait chier autant que Pink floyd... J'ai osé le dire. La réaction fut quasiment de la haine...


Depuis j'explique que j'aime Johnny Halliday: ça sélectionne et les intolérants sont vite repérés...LEs vrais amis demeurent.Les autres, on s'en fout!



marie 10/06/2011 09:26



Vous aussi, c'est les genoux ?


boh, tant qu'on a les oreilles, hein...



Alex 10/06/2011 10:30



Non les lombaires...Merci pour le petit tour par chez moi :)