1, rue de hèmecédeu

Publié le par Alex

C’est drôle les envies d’écrire. Chaque fois qu’elles viennent, je suis en train de « faire autre chose ». De plus en plus se fait présent le sentiment d’extrême rigueur qu'il faut apporter sur ce labeur. Ces pseudos fulgurances, la phrase qui pourrait tout faire démarrer, le coin de rue ou une héroïne embrasserait son amant, ces regards inconnus quand on dépasse les voitures, sont tout autant de choses ou mes mains, ma voix, ma bouche repousse l’écrit à plus tard.
Et quand le plus tard arrive, il n’y plus rien que la phrase, le gout, et le numéro de plaque d’immatriculation.

Pourtant, hier soir, ma mémoire s’est rebooté. Ho, je ne suis pas tant ignorant que ça ; sans avoir prévu le moment, il est des circonstances choisies qui atténuent fortement le hasard et la surprise de ma réaction. A 22h05, je foulais de nouveau l’allée en faux plat du Confort Moderne, à Poitiers. Quelques centaines de secondes plus tard, en gros, six, j’avais mon droit d’entrée en poche. Microfilm, jouait son nouveau spectacle, je n’avais pas envie de manquer ça.

Microfilm est un groupe de musique. Mais pas seulement. Microfilm est également une séance de vidéo projection. Mais, pas seulement aussi. Microfilm, est un moment d’espace mouvement. A la lueur de leurs notes, le son dépasse la célérité des images. Mais, malines, elles ne se laissent pas faire ! Et c’est un maitre kung fu pastelisé qui par une combinaison d’infrabasses tactiles nous rappelle à leurs attentions. A chaque mesure, les bobines de Marlon, les pubs pour la came des gosses, dansent sur du rock, du vrai, du velu*. La danse, justement est impossible. On dandine, on opine, mais le montage nous propose de danser en dedans, avec les yeux. Et c'est bien mieux. Ils fascinent ces types. Grâce, ou à cause d’eux, les heures sont des secondes, tout est trop court.    

 

La tradition à un concert veut qu’entre chaque titre on applaudisse. J’ai presque un regret, de ne pas avoir eu le silence entre chaque plan, comme au cinoche. Microfilm n’est pas un ciné concert, ni un concert ciné. C’est de la musique filmée, un film de musique. Pour vous, alors, dépechez vous d’allez les entendre. Et pour eux, dépechez vous d’acheter le skeud. .

 

* : on me signale dans l’oreillette qu’en fait, c’est du poste rock. Peut être parce qu’ils sont copains avec un facteur… .

 

 

 

Publié dans BijouX

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