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PouX

Dimanche 9 mars 2008 7 09 /03 /2008 18:32

"Alleeeeez  !  Après ça va être fermé, merde, dépêche-toi !"  Elle le presse sans ménagement, il râle pour le principe, rajuste sa casquette à carreaux ; qu'est ce qu'ils font dehors un dimanche presque en soirée, les retraités ? Il est dix-neuf heures trente, je rentre de promenade exténuée hirsute et en sueur et un doute soudain m'assaille ... Merde j'ai oublié quelque chose .... Je pousse de la main gauche le tricycle à rouler dans les cacas de chiens - par cette même facétie de notre cerveau qui nous fait tirer non point là où y'a personne mais là où y'a le gardien de but, la peur du vide peut-être ... - et me creuse le ciboulot en ahanant dans la côte. Fête des grand-mères ? Ben non c'était la semaine dernière, je sais pas o la fête pas. L'anniv de Chéri ? J'ai encore de la marge c'est le vingt-trois ... Ah la vache elle a carrément cessé de pédaler et je pousse-traîne ses treize kilos en plus des quatre ou cinq du vélo et de ma bonne soixantaine possédés en propre by myself ! Elle fait même plus que glander elle lève les pieds bien haut d'un air réjoui "B'avooooo !" ... "Oh non Elsa franchement tu peux pas faire gaffe ?" Mais qu'est ce qu'ils ont les clébards ces temps-ci à chier en spray dans ma rue ? J'essuie, pliée en deux en maudissant l'âge, les rhumatismes et la gent canine, la roue avant du vélocrotte de ma minipuce quand soudain, l'illumination ... "Bon sang mais c'est bien sûr !", m'exclamé-je en moi-même et in petto entre deux râles de fin du monde de mes poumons surentraînés (et néanmoins avec une pensée copyrightée pour Gotlib) "c'est les municipales !" Je savions bien que j'avais oublié un truc !

Et vous, "a voté" ou a oublié ?

Ah et pour les sentencieux qui passeraient le nez par ici, je rappelle que tout est fiction, librement inspiré du réel ou complètement inventé, et qu'i zont qu'à regarder l'heure de postage pour réaliser que si, moi j'ai voté. Pour tout un tas de bonnes raisons.

Parce qu'hier c'était la journée de la femme et que ça fait point si tant vieux que ça qu'on vote.
Parce que j'aime bien pouvoir râler contre les cons qui votent de travers et m'imposent leur volonté en me sentant propre sur moi, ben oui si on s'exprime pas y'a pas à râler sur ceux qui e font.
Parce que je veux avant de redéménager voi ce que ça fait une carte d'électeur pleine.
Parce que je donne toujours mon avis même si on me le demande pas, alors quand on me le demande je serais bien brelotte de me taire. 
Parce que pour oser dire qu'on ne croit plus dans les politiques il faut au moins avoir le courage d'exprimer une opinion ailleurs qu'autour d'un cocktail en soirée.
Parce que si, demain, j'estime que le pouvoir est illégitime, je ne veux pas que ce soit du seul fait qu'il n'a été élu que par une minorité de la population, mais au contraire parce qu'il ne répond pas aux besoins et attentes d'une vaste majorité.
Parce que ceux qui disent qu'ils votent blanc en général ne votent pas du tout et qu'ils n'ont qu'à fermer leur gueule ça fait pareil.
Parce qu'à défaut de referendum concernant l'adoption du dernier traité européen, j'ai trouvé que ça pour dire au pouvoir en place que je continue de trouver sa politique déplorable.
Parce que pour une fois on entendra peut être plus parler de politique intérieure que des primaires aux Etats-Unis, dont, au fond, je me tamponne le coquillard eu égard à leur impact sur ma vie quotidienne.
Parce que bon.
Et vous alors, pourquoi vous ne votez pas ?

Marie-Laetitia

Par Marie-Laetitia - Publié dans : PouX
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Mercredi 3 octobre 2007 3 03 /10 /2007 09:05

lien .

Reçu ce matin sur mon adresse e-mail, le texte qui suit, et ce

"Bonsoir,
 
Plus de 22 000 personnes ont déjà signé la pétition "Non au contrôle génétique de l'immigration". Dans quelques jours, le Sénat votera à son tour sur l'amendement mis en cause dans la pétition, et nous avons obtenu une victoire partielle car la commission des lois du Sénat ai rejeté cet amendement. Nous avons appris par des sénateurs que même si le Sénat s'y oppose le gouvernement ferait tout pour faire passer l'amendement Mariani. Ses défenseurs mentent en affirmant qu'il facilitera le regroupement familial. Il est en fait destiné à lutter contre la fraude documentaire et constituera une entrave supplémentaire au regroupement familial. Si cet amendement était voté la France serait le seul pays Européens où le recours à des tests ADN concernant l'immigration serait favorisé par un texte de loi. Rappelons aussi que la loi de bioéthique, qui s'applique en France, a interdit l'utilisation de tests génétiques en dehors des besoins thérapeutiques et de certains cas liés à des affaires judiciaires. Les scientifiques à l'origine de cette pétition ne peuvent rester muets devant la nouvelle utilisation de cette technique issue de la recherche. Cela préluderait à l'utilisation systématique de ce type de test pour une catégorie de la population, et rien ne s'opposerait ensuite à ce qu'il soit utilisé pour d'autres catégories. Ce serait donc
une première et ce serait donc très grave. Il faut alerter nos concitoyens et faire signer massivement la pétition sur le site de Sauvons la Recherche ."
 
Commentons. L'argument porté ici, celui du mensonge, est juste. Toutefois, le sujet occulté n'est pas seulement "la fraude documentaire". A mon simple avis, il serait naïf de penser ça. Sans tomber dans une « théorie du complot » de bas étage la fraude documentaire est l’arbre qui cache la forêt. Il y a bien entendu ce risque là, mais la réelle motivation de cet amendement est bien plus sordide, bien plus condamnable. On parle ici, et je pèse ce mot là de toute sa signification, de racisme d’état. Comment ose-je, entends-je déjà parmi vous ?
 
Tout simplement en trouvant une certaine logique. Effrayante d’ailleurs cette logique. Exposons les faits, qui appuient mon idée.
 
Il y eu, tout d’abord, l’appropriation par notre mètre à tous des thèses dites « acceptables » (déjà là, j’ai du mal) du front national. Caché derrière une cause électoraliste, ente nous soit dit, déjà inacceptable, qui nous dit, aujourd’hui, qu’elle n’était pas réellement « à appliquer » dans la tète du petit nicolas ?
 
Et puis il y a eu le discours de Dakar. Avec des phrases qu’on espérait ne plus entendre de la bouche d’un occidental : 
« 
La colonisation n'est pas responsable de toutes les difficultés actuelles de l'Afrique », « Le problème de l'Afrique, c'est qu'elle vit trop le présent dans la nostalgie du paradis perdu de l'enfance » et pour finir « la réalité de l'Afrique, c'est celle d'un grand continent qui a tout pour réussir et qui ne réussit pas parce qu'il n'arrive pas à se libérer de ses mythes ». 

Sarkozy parle d’Afrique, comme s'il parlait d’un pays, ce qui signifie racisme. L’Afrique n’existe pas. C’est un continent, avec ses différentes cultures. Parler de l’Afrique ainsi relève de l’idée « qu’ils sont tous pareils ». Car en plus du sens colonialiste évident de ces paroles, Sarkozy suit sa ligne politique de négationnisme
. Refuser la repentance, c’est une autre façon de dire qu’on n’accepte pas son tort, qu’on refuse l’histoire.

Alors pour en finir, et bien qu’on en ait encore pour 5 ans, (et comme Sarkozy a dit à Bayrou, « c’est long, cinq ans ») réagissons, et signons les pétitions, ici et ici .
 

 

Par alexis brunet - Publié dans : PouX
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Mercredi 5 septembre 2007 3 05 /09 /2007 00:40
  poux.jpg
Le privilège de propriétaire du blog, c'est notament, la case « modérer les commentaires ». Un scoop, les propriétaires des blogs peuvent choisir qui aura le droit de commenter les articles. Ici, pas de ça. Et même, à la lecture du dernier commentaire en date (premier septembre deux-mille sept, à dix-sept heures vingt-six minutes, et à peu près treize secondes) il m'est venu l'idée de l'article qui suit.
Pour trois raisons.
La première, c'est tout d'abord de répondre aux questions posées. Vous pourrez ici me dire « t'a qu'a répondre via les commentaires ». A ceux-ci je répondrais que les questions posées méritent plus qu'une simple réponse via commentaire.
La raison suivante découle de la première. Corriger la trajéctoire. Faire qu'un article annodin soit la base d'une réflexion plus poussée, et plus pragmatique.
La troisème raison, est bien plus grossière. Cela fait même pas un mois que ce blog existe, et je fais déjà mon faignant. Mais revenons sur les deux premières raisons.
 
Je distingue parmi les nombreuses questions posées, deux majeures. « Que veux tu faire passer comme message? » et « Sur quoi doit on réflechir? ». Commençons alors à répondre.
Le texte parlant des Socedèmes, est une anecdote. Quand une anecdote vous arrive, pour peu qu'elle soit drôle, ou interessante, vous relayez cette simple anecdote. Sans doute pourra-t-on même parfois ressortir quelques éléments qui prète à débattre.

Lorsque j'ai relayé cette information, il y avait effectivement, une intention, un message. Une certaine colère m'envahissait alors. Ca n'est pas le fait d'être mis sous silence argumentaire pendant près d'une heure par des cocos qui me fit ressentir ces choses là. Ce fut une sorte de flashback sur un période passée. Il m'a semblé, un moment me voir dans cette homme m'expliquant ce que voulait dire être de gauche.Ce révolutionnaire en cartable, encarté (qui a dit en carton?) c'était la vision du plus horrible travers de la politique, le prosèlytisme. Qui malheureusement est souvent le bon copain du militantisme. 
En politique, c'est très facile de s'engueuler. On va à une réunion de sa tendance, et on l'ouvre. Il y aura toujours au moins une personne qui ne sera pas du même avis, et ça peut durer des jours. Devant un personnage comme celui (mal) décrit dans « soc' dem' », j'aurais volontiers, quelques années auparavant, lancé quelques piques réthoriques. J'étais un militant soutenant mon chef de file car il fallait se trouver des camarades.

L'alcoolique festif de l'autre soir me fit de la peine. Il les avait toujours ses camarades. Et tous l'écoutaient, buvaient ses mots, oubliant leurs bocks. Ils devaient être heureux tous, à se taper un socedème. Le message en filigrane c'était ça. A plusieurs, on écoute pas, on s'écoute. A plusieurs, on est fort pour masquer sa faiblesse. Seul, on sait ce qu'on vaut. Et s'abstenir de répondre à des insultes, en temps normal, peut se réveler bien plus efficace que de se rouler dans une fange verbale digne des meilleures bastons.

Deuxième question maintenant. Sur quoi doit on réflechir? Il y a plusieurs pistes. L'article « socedème » malgré tout ce qui vient d'être dit, n'est pas une critique de « l'union fait la force », j'aime trop les belges pour ça. Ni une critique de l'écartelement de la gauche. Elle n'a pas fini de s'engueuler la gauche, mais quand elle ne s'engueule plus, il n'y a rien de plus beau. En partant de ce constat, cette brève de comptoir comme lu ailleurs, j'ai commencer à réver. Et si j'avais eu le temps, de répondre, qu'aurais-je dit? Qu'entend un Jicéhère quand on lui dit « je suis socialiste »? 

A mon avis, Socialisme, Communisme, Révolutionnaire communiste, sont les facettes d'une même gemme : la Gauche. Un modèle de pensée basé sur l'éducation, sur la solidarité, sur la culture des autres, et de soi. Tout bon Gauchiste est d'accord pour dire que ces piliers tiennent la baraque. Les points de désaccord sont plus d'ordre méthodique, que réellement idéologique. Bien sûr, cela n'est pas si simple, quelques idées restent tout de même bien ancrées dans la tète de chaque tendances, et il est difficile, impossible, de changer les idées des gens. 
Et ça, le socialisme l'a compris. Ca n'est pas par la révolution que les choses changeront. Les révolutions ne sont que l'effet, jamais la cause. Si 1789 a pu avoir lieu, c'est avant tout gràce à des livres, et des assemblées. La réforme elle avance au même rythme que celui qui la vit. Elle n'est pas immobile, mais elle n'est pas non plus trop rapide. Prenons une analogie toute mienne. Vous avez un tas de vaisselle sale. Si vous balancer un coup d'eau très chaude, violemment, ça explosera. Faites couler l'eau chaude doucement, et vous controlerez le changement d'état de sale, à prêt à laver.

Etre socialiste, c'est ça. Faire couler l'eau doucement, pour changer les choses doucement.

 

- Publié dans : PouX
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Dimanche 19 août 2007 7 19 /08 /2007 23:59

poux.jpg Je suis un « socedème » et apparement ça fait bien rire.
En tout cas l'autre soir, un ami et moi avons (après le rugby) décidé de se retrouver dans un bar, « place du marché » comme on l'appelle à Poitiers. Demis commandés, table trouvée, un jeune homme, épris de boisson vint nous voir en s'esclaffant par un « tiens, salut le socedème! ».
Tout d'abord emmerdé par le bièreux, je rétorque quelques incipiditées afin de pouvoir l'éconduire.

La première question de mon ami (et probablement la vôtre)
fut de définir ce nouveau terme. J'expliquai mon passé politique, et les fréquentes discussions eues avec le fâcheux d'alors, que le houblon n'avait manifestement pas effacées de sa mémoire. Un socedème, entamai-je c'est le diminutif peu affectif pour social démocrate, euphémisme certain pour le « social traitre » d'antan, prononcée au moins une fois lors du baptème de tout bon Jicéhère. « Un Jicéhère, qu'est ce c'est? ». Un jeune communiste révolutionnaire, une sorte de situationniste embrigadé. « Un situationniste? Ho putain faut que j'lire » fit il pour clore le sujet qui ne le passionnait visiblement pas. Tout ce passait bien, il faisait frais ce soir là, et mon ami, sortant d'une soirée, s'en alla, me laissant seul sur le pavé, face à mon café (j'avais de la route...).
 

C'est alors que tout changea. Ma politesse de tout à l'heure n'avait pas dû suffir à mon invectiveur, et profitant d'une pause entre deux gorgées de café chaud, il me fit signe pour me présenter à ses « amis ». Sans se presser la nénette, j'approchai, et à mes oreilles résonnèrent de nouveaux les petites sympathies du début de l'article. Nous étions alors embarqués pour une longue discussion politique. Bien que passionné par ce sujet, je ne me voyais pas vraiment répondre à de jeunes étudiants prenant leurs idées très aux sérieux. Donc j'escouta.
 

Et vas-y que j'essaie de te convaincre, que la gauche "c'était mieux avant", que Ségo elle est nulle, que les mammouths du PS devraient tous se barrer chez Bayrou, etc, etc.

Convaincre. Cela faisait longtemps que je n'avais pas essayé, trouvant l'idée futile, surtout à 1h du matin, et encore plus, un public visiblement incapable d'écouter autre chose que sa personne. Il m'a fallu attendre longtemps avant de pouvoir parler à mon tour. Preuve certaine de la rancoeur du militant en face de moi, il m'assenait les écoutilles avec un « il faut que le PS change ».(à la rédaction de l'article, je suis tenté de remplacer rancoeur par jalousie, mais rancoeur est peut être moins vexant pour eux).

Mes réponses furent disparates, tronquées, interrompues par sa diahrrée incohérente et revancharde. Il parlait comme ce prof de math, dans le péril jeune, disait « le jeune » quand il parlait de la jeunesse. Savait mieux parler de moi de gauche, de Bourdieu, et que la pire des choses qu'il avait fait dans sa vie, c'était de vôter Ségolène au deuxième tour (à ce moment, un silence, ou un rôt je ne sais plus, me permis de placer un "ha car tu n'a pas voter chirac en 2002?" qui fit son plus bel effet). Malgré tout, ou rien, il était visiblement satisfait d'avoir su trouver la voie, en militant.

 
A l'instant, je viens de lire dans le blog d'Hémiprésente que j'étais « engagé ». Je préfère être engagé, et ouvrir ma voix, que militant, et perdre la tète, en la trouvant. 

 

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