Un galet dans le rech

Publié le par alexis brunet

undefinedJ’ai la chance, aujourd’hui, de vivre dans la ville, voir le quartier ou j’ai grandi. En effet, notre appartement est à moins d’1 km à vol d’oiseau de la maison familiale.

 

Notons toutefois que pour certains, l’éloignement familial est plus que nécessaire. Ma situation fut longtemps similaire à ces certains, qui, à la seule pensée d’un diner chez les vieux faiblissent d’appréhension et font preuve d’inventivité record (dans le temps, pas dans la qualité) pour s’excuser, mais la prochaine fois, promis, on passera. J’avoue être parfois encore dans ce cas là, concernant ma famille, mais le quartier, c’est autre chose.

 

Je fais souvent ce détour pour aller acheter mes cigarettes au tabac qui fut le complice vénal de ma première bouffée. Et l’autre jour, plutôt que de retourner vite vite dans mon char, l’idée me vint de peleriner. Prendre le petit chemin qui descend au Lambon (le ruisseau du « village »), arpenter la passerelle, et allumer son clope au dessus de l’eau, qui, par chance, coulait sévère en cet hiver.

 

 C’est toujours dans le même sens qu’on fume sur cette passerelle. Qu’on fume ou qu’on s’embrasse d’ailleurs. Moi je fumais.

 

 Pour le sens de l’eau, première raison, mais également parce que dos à nous, se trouvait (dans ma mémoire) une carrosserie. Bon il est vrai que, pendant les horaires de fermeture, la friche automobilière était plus qu’un terrain de jeu. Mais depuis qu’on s’était fait choper en train de faire les abrutis sur une mobylette par le proprio des lieux, l’endroit n’avait aucun autre intérêt que de lui tourner le dos. Et un ruisseau, même à sec, offre plus d’intérêt visuel que des carcasses rouillées.

 

Aujourd’hui, plus de friche et de bagnoles. A la place, une marie annexe. En zone déclarée inondable.

 

Merci M’sieur l’maire... .

Publié dans CaillouX

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