Trop de Deejayz

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hibou.jpgParlons musique. En découvrant un article publié dans Agoravox traitant de musique Live (que vous lirez car j’ai enfin compris comment ça marche un lien hypertexte) m’est venu l’idée de l’article qui suit. Sans volonté de répondre au cyber journaliste promut ci-dessus, une simple corrélation m’est venue. Je ne m’égarerais pas à vous exposer le pourquoi du comment qui me fit penser au sujet de ce jour. Faisons (pour une fois) comme l’OM, allons droit au but.

Depuis quelques années le monde musical s’affole. Les téléchargements, qu’ils disent, bloquent toutes possibilités de progression du marché. Le marché décrit ici, entendons nous bien, concerne le disque. Et oui, le disque, objet de culte pour beaucoup, mais irréductible formatage pour l’artiste. Ceci, ajouté à la suprématie radiophonique, il ne fait pas bon être original dans ce métier là. Pour exemple, et par amour, j’en veux pour preuve la chanson « light my fire » des Doors, sortie en 1966, éditée sur 2 faces d’un 45 tours (très) bien vendu. La durée de la chanson, un peu plus de 7 minutes, empêchait sa sortie en single. Le groupe à l’époque s’opposa à la suppression de la partie « solo » des instrumentistes et imposa à sa maison de disque un compromis, une seule chanson sur deux faces, afin de préserver l’œuvre. Autant vous dire qu’on n’est pas prêt de revoir ça.

Aujourd’hui, le monde du disque est régulé par un couple infernal. Le mariage des maisons de disques majeures, et des radios à grande écoute, célébré par Notre Sainteté le marketing, enfante aujourd’hui des produits formatés, édulcorés, ou les sacro-saintes 3 minutes 30 sont aussi indépassables que les voies seigneurales impénétrables. Toutefois, une petite ville résite toujours à l'envahisseur. Et contrairement aux aventures de notre héros moustachu, cette petite ville se situe en Belgique, Gand, éxactement. En effet, en 2002 après J.C., naquit l'album « as heard on Radio Soulwax Vol. 2 », des 2 Many Dj's, album précurseur d'un mouvement musical multigenre, inspiré des courants Techno, mais également Pop, Electro, Hip-Hop, et autres (vous comprendrez pourquoi plus tard). Il s'agit en effet du premier album de Mashup, ou Bastard Pop, ou encore Bootleg. Ne cherchez pas de différences, il n'y en a quasiment pas. Il serait d'ailleurs futil d'essayer d'en trouver de significatives. 

Kezako entend-je déjà ! Il s'agit tout simplement d'un style musical propre aux Dj's. Pour comprendre, c'est simple. Imaginez la rencontre entre les Beatles, et Black Eyed Peas. Ou entre Trust et NTM. Ou Aretha Franklin et Prodigy ! Le concept est simple : Un disque ou seul l'instrumental d'un titre passe, l'autre ou l'a cappella d'un autre titre tourne, ajusté les tempi, et bougez ! En plus de l'humour évident, il faut souligner la prouesse ésthétique et technique à trouver l'exact mélange qui fera dancer les foules (et ça n'est pas toujours le cas... ).

Quel rapport me direz vous entre le premier et le deuxième paragraphe? Cela conclura mon article. Dans un monde ou l'argent décida de quoi serait bon pour le public, l'artiste révolté, intelligent, créatif a encore parlé. En écoutant un (bon) Bootleg, on pourrait presque imaginer ce que le disque aurait à nous dire : « ha vous avez voulu me limiter à 3.30? Regardez ce qu'ils ont fait de moi, vous m'en direz des nouvelles »... .

Et en bonus, quelques liens, pour découvrir :

le site officiel de 2 many Dj's

un site de bootlegers français: loo & placido

 

 

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