c'est quoi être "socedème"?

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Le privilège de propriétaire du blog, c'est notament, la case « modérer les commentaires ». Un scoop, les propriétaires des blogs peuvent choisir qui aura le droit de commenter les articles. Ici, pas de ça. Et même, à la lecture du dernier commentaire en date (premier septembre deux-mille sept, à dix-sept heures vingt-six minutes, et à peu près treize secondes) il m'est venu l'idée de l'article qui suit.
Pour trois raisons.
La première, c'est tout d'abord de répondre aux questions posées. Vous pourrez ici me dire « t'a qu'a répondre via les commentaires ». A ceux-ci je répondrais que les questions posées méritent plus qu'une simple réponse via commentaire.
La raison suivante découle de la première. Corriger la trajéctoire. Faire qu'un article annodin soit la base d'une réflexion plus poussée, et plus pragmatique.
La troisème raison, est bien plus grossière. Cela fait même pas un mois que ce blog existe, et je fais déjà mon faignant. Mais revenons sur les deux premières raisons.
 
Je distingue parmi les nombreuses questions posées, deux majeures. « Que veux tu faire passer comme message? » et « Sur quoi doit on réflechir? ». Commençons alors à répondre.
Le texte parlant des Socedèmes, est une anecdote. Quand une anecdote vous arrive, pour peu qu'elle soit drôle, ou interessante, vous relayez cette simple anecdote. Sans doute pourra-t-on même parfois ressortir quelques éléments qui prète à débattre.

Lorsque j'ai relayé cette information, il y avait effectivement, une intention, un message. Une certaine colère m'envahissait alors. Ca n'est pas le fait d'être mis sous silence argumentaire pendant près d'une heure par des cocos qui me fit ressentir ces choses là. Ce fut une sorte de flashback sur un période passée. Il m'a semblé, un moment me voir dans cette homme m'expliquant ce que voulait dire être de gauche.Ce révolutionnaire en cartable, encarté (qui a dit en carton?) c'était la vision du plus horrible travers de la politique, le prosèlytisme. Qui malheureusement est souvent le bon copain du militantisme. 
En politique, c'est très facile de s'engueuler. On va à une réunion de sa tendance, et on l'ouvre. Il y aura toujours au moins une personne qui ne sera pas du même avis, et ça peut durer des jours. Devant un personnage comme celui (mal) décrit dans « soc' dem' », j'aurais volontiers, quelques années auparavant, lancé quelques piques réthoriques. J'étais un militant soutenant mon chef de file car il fallait se trouver des camarades.

L'alcoolique festif de l'autre soir me fit de la peine. Il les avait toujours ses camarades. Et tous l'écoutaient, buvaient ses mots, oubliant leurs bocks. Ils devaient être heureux tous, à se taper un socedème. Le message en filigrane c'était ça. A plusieurs, on écoute pas, on s'écoute. A plusieurs, on est fort pour masquer sa faiblesse. Seul, on sait ce qu'on vaut. Et s'abstenir de répondre à des insultes, en temps normal, peut se réveler bien plus efficace que de se rouler dans une fange verbale digne des meilleures bastons.

Deuxième question maintenant. Sur quoi doit on réflechir? Il y a plusieurs pistes. L'article « socedème » malgré tout ce qui vient d'être dit, n'est pas une critique de « l'union fait la force », j'aime trop les belges pour ça. Ni une critique de l'écartelement de la gauche. Elle n'a pas fini de s'engueuler la gauche, mais quand elle ne s'engueule plus, il n'y a rien de plus beau. En partant de ce constat, cette brève de comptoir comme lu ailleurs, j'ai commencer à réver. Et si j'avais eu le temps, de répondre, qu'aurais-je dit? Qu'entend un Jicéhère quand on lui dit « je suis socialiste »? 

A mon avis, Socialisme, Communisme, Révolutionnaire communiste, sont les facettes d'une même gemme : la Gauche. Un modèle de pensée basé sur l'éducation, sur la solidarité, sur la culture des autres, et de soi. Tout bon Gauchiste est d'accord pour dire que ces piliers tiennent la baraque. Les points de désaccord sont plus d'ordre méthodique, que réellement idéologique. Bien sûr, cela n'est pas si simple, quelques idées restent tout de même bien ancrées dans la tète de chaque tendances, et il est difficile, impossible, de changer les idées des gens. 
Et ça, le socialisme l'a compris. Ca n'est pas par la révolution que les choses changeront. Les révolutions ne sont que l'effet, jamais la cause. Si 1789 a pu avoir lieu, c'est avant tout gràce à des livres, et des assemblées. La réforme elle avance au même rythme que celui qui la vit. Elle n'est pas immobile, mais elle n'est pas non plus trop rapide. Prenons une analogie toute mienne. Vous avez un tas de vaisselle sale. Si vous balancer un coup d'eau très chaude, violemment, ça explosera. Faites couler l'eau chaude doucement, et vous controlerez le changement d'état de sale, à prêt à laver.

Etre socialiste, c'est ça. Faire couler l'eau doucement, pour changer les choses doucement.

 

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Marie-Laetitia 10/09/2007 22:45

Commentaire bon à supprimer : DING DONG ON EST DEJA QUASI MARDIIIIIII !!! IL EST OU L'ARTIKEUL ????

alex 13/09/2007 14:12

Je supprime rien. j'aime inciter les commentateurs à réclamer... Sinon, c'est fait Niouvel Artikeul !

saxo246 06/09/2007 15:48

quelque fois, j'ai l'impression que tu parles comme papa (62 ans)... En beaucoup plus réac... Le PS veut réinventer l'union de la gauche justement. Je pense qu'il ne faut plus comparer cette préférence politique avec quelconque analogie douce. Pourquoi donner cette image amorphe d'une gauche, prête à changer mais on ne sait quand... La gauche a besoin de changements radicaux ( et c'est pas pour faire plaisir à Besancenot que je dis ça... !) Je crois au contraire qu'il faut jeter la vaisselle sale et surtout arrêter de la laver sans cesse. Les assiettes risquent de perdrent leurs motifs et les verres s'opacifient de corrosion. Remplacons les vieux de la vieille ( qui certains ont préférés courir au côté du nain présidentiel ) par des nouveaux, aux idées fraîches, nouvelles et pourquoi pas un peu révolutionnaires. Ce qui change, dérange ! Alors dérangeons !!! . Le chef de file des socialistes part d'un constat :  le PS n'a jamais été aussi hégémonique dans une gauche qui n'a jamais été aussi faible. Il s'agit d'enclencher une dynamique et non de rédiger un programme commun. Ayons des idées de notre âge ! Vivons notre âge tant qu'il est encore temps !

Alex 06/09/2007 18:37

Il est sûr qu'il faut que la gauche change. Par réforme, je ne signifie pas "consensus". Le consensus, c'est le Modem, une pincée de gauche dans un gros bouillon de droite, ça reste incipide et indigeste. L'inverse, ferait d'ailleurs le même effet. L'article critique la méthode de pensée gauchiste basée sur un unique concept, la révolution. A révolution, contre révolution, ou détournement des objectifs premiers de cette révolution. Pour étayer un peu ceci, deux exemples : Les guerres de vendée pour la contre révolution, et bonaparte/napoléon, pour le détournement. C'est pour moi l'idée même de révolution qui est réactionnaire (ça peut choquer, mais j'ai appris à ne plus vouloir plaire). Vouloir user de violence pour changer les choses ressemble beaucoup trop aux croisades. A mon humble avis (et nous pourrions en parler des heures), l'idée d'évolution lente des esprits est bien plus efficace. Quant aux représentants du PS, tout à fait d'accord avec toi. Place aux jeunes, et pas des jeunes de 40 ans. La grèce et son PS (durant ses heures de gloires, pas celles des colonels) l'avait d'ailleurs très bien compris, en consultant systématiquement sa jeunesse, avant de proposer un projet de loi. Et vu la situation du pays en ce moment, la droite en place ne devrait pas faire long feu !